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Le document unique d’évaluation des risques (DUER) : Définition & exemple

document unique des risques professionnels

Toute entreprise a l’obligation légale de créer un document unique d’évaluation des risques professionnels, souvent abrégé en DUER. Ce document centralise l’ensemble des risques identifiés au sein de l’entreprise, offrant ainsi une vue claire et cohérente des dangers auxquels les salariés sont exposés. En fonction de la taille et de la nature de l’entreprise, ce document peut prendre plusieurs formes, mais il est recommandé d’utiliser des outils numériques, comme Microsoft Excel ou Google Sheets, afin de faciliter la mise à jour et la diffusion des informations. Le DUER doit notamment comporter des tableaux synthétiques par poste ou unité de travail, permettant d’évaluer les risques et les mesures prises pour les minimiser.

Que dit la réglementation et la loi sur le DUER ?

Conformément à l’article R 4121-1 du Code du Travail, évoqué dans notre article sur la prévention des risques professionnels, le résultat de l’évaluation des risques doit être inscrit dans un document unique. Cette obligation vise plusieurs objectifs :

  1. La cohérence : Le DUER (Document Unique d’Évaluation des Risques) doit garantir une présentation claire et structurée des risques professionnels identifiés. Cette cohérence permet à tous les acteurs concernés (employeurs, salariés, services de santé au travail) de comprendre facilement l’évaluation des risques et les mesures de prévention proposées. Un document bien organisé facilite la lecture et permet une identification rapide des risques prioritaires et des actions à mener, contribuant ainsi à une meilleure gestion de la sécurité au sein de l’entreprise ;
  2. La commodité : Le DUER doit être conçu de manière à ce qu’il soit facilement accessible et modifiable. Cela permet à l’employeur ou aux personnes en charge de la sécurité de mettre à jour rapidement les informations en fonction des changements intervenus (nouveaux équipements, modification des postes de travail, etc.). Un document pratique et facilement consultable assure un suivi régulier et efficace des risques identifiés, permettant ainsi de garantir une réactivité en cas d’évolution de la situation de l’entreprise ;
  3. La traçabilité : La traçabilité est un élément fondamental du DUER. Il est indispensable de pouvoir retracer l’historique des évaluations et des mises à jour effectuées dans le temps. Chaque modification, ajout ou suppression de risque, ainsi que les mesures correctives mises en place, doivent être clairement documentés. Cette traçabilité permet non seulement de suivre l’évolution des risques, mais également de justifier auprès des autorités compétentes ou des organismes de contrôle que les obligations légales en matière de santé et de sécurité au travail sont respectées et mises en œuvre de manière rigoureuse**Traçabilité** : Il est crucial de pouvoir suivre l’évolution des risques et des mesures prises dans le temps. Chaque modification ou mise à jour doit être répertoriée de manière formelle dans le DUER.

En pratique, le DUER peut être élaboré soit sous format papier, soit sous format numérique, bien que l’utilisation de solutions informatiques comme Excel ou Google Sheets soit fortement recommandée pour des raisons de praticité et de traçabilité. Une fois rédigé, le document doit être facilement accessible à plusieurs parties prenantes, telles que :

L’accessibilité de ce document peut être affichée à proximité du règlement intérieur ou dans d’autres espaces accessibles aux employés et aux intervenants extérieurs.

Que doit comporter ce document unique des risques professionnels ?

Pour respecter les exigences légales, le document unique des risques professionnels doit inclure plusieurs éléments essentiels :

Avec les récentes réformes sur la pénibilité au travail, le DUER a évolué pour intégrer des données sur les facteurs de pénibilité auxquels les salariés peuvent être exposés. Ainsi, il doit inclure :

Exemples pour le DUER

L’article R 4121-1 du Code du Travail précise les rôles et responsabilités de chacun dans le processus d’évaluation des risques. Par exemple, un tableau de bord global reprenant les unités de travail et les risques associés doit être élaboré, en tenant compte des mises à jour successives.

Pour une unité de travail, voici un exemple de fiche d’évaluation. Ce tableau, à remplir pour chaque unité, recense les différents risques liés aux activités spécifiques de l’unité ainsi que les mesures de prévention mises en place :

Fiche unité de travail

Ces fiches, très détaillées, doivent être régulièrement mises à jour pour refléter les changements dans les conditions de travail, les nouvelles réglementations ou les évolutions technologiques. Dans les grandes entreprises, le nombre de fiches peut rapidement devenir conséquent, ce qui renforce l’importance de tenir à jour une fiche récapitulative globale. Celle-ci centralise les informations pour l’ensemble des unités de travail et précise les dates d’évaluation ainsi que les actions entreprises pour gérer les risques principaux.

Enfin, un tableau de bord d’évaluation des risques professionnels doit compléter le DUER pour assurer un suivi global des mesures préventives mises en place et identifier les priorités en termes de gestion des risques.

X.D

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